Sara Mortensen a fait d’Aksel un acteur avant ses seize ans, tout en imposant un cadre de protection rarement documenté dans la presse people. La manière dont elle structure l’environnement de tournage de son fils relève moins de la précaution maternelle que d’un protocole professionnel précis, négocié production par production.
Encadrement plateau : les conditions posées par Sara Mortensen pour Aksel
Sara Mortensen a posé comme condition préalable à chaque participation d’Aksel la présence d’adultes repères distincts de sa mère sur le plateau. Réalisatrice, coach enfant, régisseur : Aksel ne doit jamais dépendre uniquement de sa mère dans un contexte de travail.
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Ce choix tranche avec la pratique courante des tournages de fiction française, où le parent-acteur cumule souvent les fonctions de référent légal et de partenaire de jeu. Sara Mortensen sépare les deux rôles pour éviter toute confusion hiérarchique entre la mère et la comédienne.
Lors du tournage d’OPJ à La Réunion, la production a mis en place un aménagement scolaire individualisé pour Aksel, avec coordination à distance avec son établissement en métropole. Ce dispositif, présenté comme une condition non négociable, garantit que le rythme scolaire prime sur le calendrier de tournage.
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Sélection des rôles : ce qu’Aksel ne jouera pas
Sara Mortensen refuse catégoriquement que son fils interprète des personnages d’enfants victimes de violences ou d’abus. Elle oriente ses choix vers des rôles d’adolescent qu’elle décrit comme « curieux, solaire, ou en conflit générationnel mais jamais traumatisé ».

Cette ligne rouge n’est pas anecdotique. Elle traduit une position sur l’exposition des jeunes acteurs à des imaginaires sombres liés aux violences faites aux mineurs, un sujet qui traverse la fiction policière française depuis plusieurs saisons.
Dans OPJ, Aksel a donné la réplique à sa mère dans un épisode de la saison 6, diffusé sur France 3. Sara Mortensen a tenu à préciser publiquement qu’il avait passé des essais comme n’importe quel candidat, dissociant ainsi le lien familial du processus de casting.
Un parcours d’acteur autonome, pas un prolongement maternel
Sara Mortensen insiste sur le fait que la vocation d’Aksel ne vient pas d’elle. Cette distinction, qu’elle rappelle en interview, vise à protéger son fils d’une lecture réductrice (« fils de ») qui collerait à sa carrière naissante.
Aksel avait déjà tourné dans Astrid et Raphaëlle avant OPJ. Deux séries, deux productions différentes, deux environnements de travail distincts. La récurrence montre que le cadre posé par sa mère fonctionne et que les productions l’acceptent.
Exposition médiatique d’Aksel : stratégie de dissociation
Sara Mortensen a demandé que les réseaux sociaux d’Aksel restent privés et que son nom de famille ne soit pas systématiquement associé au sien dans les dossiers de presse. L’objectif est de réduire l’empreinte médiatique du fils en le dissociant de la notoriété de la mère, en particulier celle liée à Astrid et Raphaëlle.
Nous observons ici une stratégie peu commune dans le paysage des familles d’acteurs français. Là où d’autres comédiens valorisent publiquement la filiation (les Dewaere, les Berry), Sara Mortensen choisit l’effacement volontaire.
- Pas d’association systématique mère-fils dans les dossiers de presse des productions
- Comptes sociaux d’Aksel maintenus en mode privé, sans mention professionnelle publique
- Refus de toute interview conjointe formatée autour du lien familial
Cette approche ne relève pas de la pudeur mais d’un calcul professionnel. Un jeune acteur identifié uniquement comme « fils de » perd en crédibilité auprès des directeurs de casting, qui cherchent des profils autonomes.
Sara Mortensen entre Astrid et Raphaëlle et vie de mère actrice
Le tournage d’Astrid et Raphaëlle, série phare de France 2 sur laquelle Sara Mortensen occupe un rôle principal depuis plusieurs saisons, impose un calendrier dense. La gestion de cette charge de travail avec la parentalité d’un adolescent qui tourne lui-même constitue un exercice d’organisation que peu de comédiennes françaises documentent publiquement.
Sara Mortensen a raconté un épisode révélateur de cette dynamique : après s’être vu retirer un rôle qu’elle devait obtenir, c’est Aksel qui l’a réconfortée. Le fils soutient la mère autant que la mère protège le fils. Cette réciprocité, loin de l’image classique du parent-bouclier, dessine une relation de pairs dans le métier.
Lola Dewaere, une partenaire qui connaît la filiation artistique
Sur le plateau d’Astrid et Raphaëlle, Sara Mortensen partage l’affiche avec Lola Dewaere, elle-même fille de Patrick Dewaere. Les deux actrices partagent une compréhension intime de ce que signifie grandir dans l’ombre d’un parent acteur, ou élever un enfant dans ce milieu.
Lola Dewaere a publié un message à l’issue du tournage de la saison 7, remerciant l’ensemble de l’équipe et nommant Sara Mortensen. Cette proximité professionnelle nourrit probablement la réflexion de Sara Mortensen sur la manière de guider Aksel sans l’enfermer.

Tournages en outre-mer : le protocole spécifique pour un acteur mineur
Les tournages d’OPJ à La Réunion posent des contraintes logistiques supplémentaires pour un acteur mineur. Éloignement géographique, décalage horaire, rupture avec l’environnement quotidien : chaque paramètre a été anticipé par Sara Mortensen.
- Suivi scolaire à distance coordonné avec l’établissement d’Aksel en métropole
- Présence d’un encadrant adulte dédié, distinct de sa mère, sur le plateau
- Limitation du nombre de jours de tournage consécutifs pour préserver le rythme d’un adolescent
Ce protocole dépasse les obligations légales minimales encadrant le travail des mineurs dans le spectacle. Sara Mortensen transforme chaque tournage d’Aksel en cadre négocié, pas en simple autorisation parentale signée.
Le fait qu’Aksel ait tourné dans deux séries différentes sans incident public ni polémique valide cette méthode. Dans un secteur où les témoignages d’anciens enfants-acteurs mal protégés se multiplient, l’approche de Sara Mortensen constitue un modèle opérationnel dont les productions françaises gagneraient à s’inspirer plus largement.

